Tuesday, June 26, 2007

Route 66 ... NOOOT !!! (Route vers l'Arizona)

Depuis la Floride, nous n'avons quasiment fait QUE de la route, à part une petite pause par la romantique Nouvelle Orléans, où on peut encore malheureusement vraiment constater les énormes dégats de Katrina, avec les panneaux publicitaires démontés et les maisons démolies... Et où Kev s'est fait piquer par des wasps (en essayant de toucher un nid, mais cela ne nous regarde pas). On a aussi fait un rapide passage par l'Alabama et le Mississipi ( 4 A dans Alabama, et 4 I et 4 S dans Mississipi, mais rien de bien intéressant à part ça).

Et puis ... Welcome to Texas !!!



On choisit de traverser cet état le plus vite possible, en s'arrêtant quand même à Austin pour voir les chauves-souris, écouter de la musique dans la rue et manger une glace.



Le lendemain, c'est la fête des pères (bonne fête les papaaaas) et on essaie de trouver une connexion pour vous poster le blog de la Floride, et entretemps, un gentil monsieur vient nous demander si on a besoin d'aide (on était de nouveau en train de voler une connexion wifi, donc on s'est dit meee...), pour finalement nous offrir des bières et un coup de téléphone gratuit dans le café à côté. Très cool de téléphoner une bière à la main dans un bar australien à air-co (40° dehors...)




Le Texas, c'est vide ! Kev fait le plein dans une pompe paumée (et hyper chère car la seule sur 100 miles)



On quitte Austin tôt pour un State Park dont j'ai oublié le nom, où on arrive à 6h du soir pour se rendre compte qu'il est fermé pour cause de route inondée... Là, on a un peu paniqué, parce que le prochain campground est à mille lieux et qu'il commence à faire tard... Mais Kev prend son courage à deux mains et commence à rouler, rouler, rouler... On se retrouve vers tard en plein milieu d'un orage énorme qui roule le long des montagnes mais jamais dans la vallée où on se trouve. On n'a jamais vu autant d'éclairs aussi précis et aussi proches, c'est super joli (et surtout vu depuis l'intérieur de la voiture, pour Gwen). Un autochtone nous a dit le lendemain qu'il n'avait jamais vu un orage aussi gros dans les environs.



On s'endort là, avec la tente sous un abri car il drache bien. Et puis le matin on se réveille, et on admire le paysage qu'on n'avait pas vu la veille.



Nous sommes dans un State Park qui possède une piscine naturelle provenant d'une source, gi-gan-tesque, vraiment. Ca s'appelle Balmorhea, et c'est une destination en elle-même pour pas mal de touristes (donc on est bien contents d'avoir été forcés de rouler jusqu'ici, ça nous permet de rester deux jours). On nage parmi les petits poissons mignons et les poissons-chats, on sonde les profondeurs de l'eau cristalline en masque et tuba, on prend notre pied quoi.








Pour vivre un peu la chaleur du Texas, on va faire une petite randonnée dans un park avoisinant... C'est désertique mais très joli et très dépaysant. On voit plein de catus et des arbres à nuages.








Sur le chemin du retour, on passe par Fort Davis, un ancien fort de la Conquête de l'West, mais dont on ne sait pas plus parce qu'il était fermé. Zut. Et on passe par un supermarché dans une ville bouillonnante d'activité dont vous pouvez voir la rue principale en dessous.




Comme d'habitude, on se fait un repas de malade avec les moyens du bord (et des pâtes pour nous donner des forces pour le Grand Camion (hahaha))




Un peu paumées les pompes ici ...



En route vers Albuquerque, on décide de bifurquer vers White Sands, qui, avec la grande muraille de Chine, est le seul endroit du monde distinguable depuis l'espace. Les dunes avancent chaque année, poussées par le vent, et même sur la route , donc la partie intérieure des dunes n'est accessible que par une route en sable dont l'itinéraire change chaque année.



Ce n'est qu'une petite étendue car le reste est dans une base militaire inaccessible, mais c'est déjà une immensité pour nous, on n'en voit pas la fin. On se croirait sur une autre planète... (et c'est seulement la première fois qu'on se dit ça, on se le redira encore pas mal en Arizona etc).







Autre planète, d'ailleurs, Kev en profite pour essayer de défier les lois de la gravité (mais rate...)





Le soir, une ranger (wéiiingeuw) nous donne un petit cours sur la vie des dunes et de leurs occupants, l'adaptation à une humidité de environ 0% de ces bêtes et plantes est fascinante. On a posé plein de questions et elle nous a félicités pour notre attention à la fin (véridique !)



Les dunes la nuit sont hallucinantes, blanches contre un ciel multicolore (mais difficiles à prendre en photo)





Le soir, on rentre avec prudence à notre campement dans la montagne, après moult recommandations concernant les scorpions et autres arachnides, pour découvrir une tente en train de se faire littéralement déchirer par un vent hyper puissant, avec un pôle fendu en deux et des trous dans la toile. On commence à replier la tente, sous laquelle se cachait une immense araignée, surement poisonneuse. Donc direction, le motel !

Et donc on est de nouveau sur la route, cette fois en direction de l'Arizona. Ce ne sont plus les longues plaines plates du Texas, mais les distances ne sont pas mal non plus dans leur genre ...


Sunday, June 17, 2007

Floridaaa

Après la tempête de l’ouragan Berry et une bonne grosse drache à la belge sur la route, on arrive sous le ciel bleu de Floride. Ca fait du bien de se lever le matin et de voir des palmiers… Comme on a pris la décision très vite, on savait qu’on allait en Floride mais c’est plus ou moins tout… Donc on a choisi d’aller à l’endroit que notre bouquin décrit comme la plus belle plage de surf de Floride, Cocoa Beach





On s’est rendu compte que Daytona Beach était sur le chemin, donc on s’est arrêtés pour voir le circuit Nascar, et faire un petit tour en voiture sur la plage comme aux origines du Nascar (on a été moins vite qu’eux quand même). Il y avait plein de jeunes en grosses jeeps et des mijoles en quad. On a mangé des énormes glaces et nagé devant les sauveteurs en maillot rouge, très Alerte à Malibu mais sans la silicone







Après on a repris la route vers Cocoa Beach et vers le plus grand complexe de surf du monde, Ron Jon, et on s’est renseignés sur le prix des cours de surf. Il s’est avéré que prendre une semaine ne coutait pas trop, et en plus, c’était un summer camp et que c’est trop cool les summer camp, donc on a décidé de rester une semaine au lieu de quelques jours. On s’est installés dans un campement au milieu des lézards et des ratons laveurs, un peu oppressants mais très mignons






Le premier jour (et ce passage est dédié à nos papas respectifs), on s’est levés à 6h30 pour voir le lever du soleil sur la mer. D’ailleurs, tout le reste de la semaine, on a continué à se lever à 7h30 au plus tard pour profiter des vagues du matin… On a pris le rythme et on continue à se lever à cette heure-là, mais ça c’est une autre histoire. Pas mal hein ?






Mardi soir, on a fait un petit tour de 5 heures sur l’océan en paquebot-casino, on a misé 5$ et on a tout perdu, mais en attendant, on a eu une croisière gratuite, un magnifique coucher de soleil gratuit, un repas gratuit, de l’alcool gratuit, enfin bref, on a profité à mort tout en expérimentant le gambling (après discussion avec les gens, on a bien fait de se tenir à 5$, les gens perdaient jusqu’à plus de 1000$).







Le surf c’est terrible, c’est hyper fatiguant mais hyper satisfaisant. On a appris à parler surfer (comme Brice mais en anglais), à s’appeler brother et sister, à mettre beaucoup de sweet et de cool et de suuUUuurfiinnnn dans nos phrases… Bilan de la semaine, on gère bliiindé, on surfe comme les vrais, bientôt on se dirigera vers toutes les plages californiennes, Biarritz, Biscarosse, Miami, Fort Lauderdale…




Petite pause dans le soleil tapant pour un énorme orage électrique, avec des jolis éclairs impossibles à prendre en photo et une bonne douche belge, again (mais cette fois on était bien à l’abri sous notre bâche), et de nouveau debout à l’aube le lendemain matin.









Journée glande mercredi avec des petits verres sur une terrasse sur un ponton parmi les pélicans, un tour en vélo sur la plage (Kev est un vrai de vrai surfer touriste baba cool).








Vendredi on a fait un concours de surf, Gwen était dans l’équipe gagnante et Kev dans la deuxième, voici donc des photos de nos nouveaux amis les surfers (et d’un écureuil, notre nouveau familier.)

Et la moto manque à Kev donc il motosurfe les vagues :








Le soir, par hasard, on a pu assister au lancement de la navette Discovery, qui partait de Cape Canaveral, la ville dans laquelle se trouvait notre campement, donc on est sortis de la tente et on a marché jusqu’à notre plage pour avoir une meilleure vue. On était tellement près, qu’on a senti le sol trembler et le son quelques secondes plus tard. La grosse différence par à la TV (à part le sol qui tremble et tout) c’est la couleur des propulseurs. Ils ne sont pas jaune comme on le voit souvent, mais blanc brillant et limite aveuglant au début. C’est un grand moment.







Samedi, on a été sur la plage de Cape Canaveral. Playalinda, une plage de quelques kilomètres de long dans la réserve naturelle de la NASA, fait seulement une dizaine de mètres de large et est séparée du chemin par des hautes dunes de palmiers. Du haut de cette dune, on voit les pads de lancements des navettes de la NASA, les marécages plus loin dans les terres avec des alligators, et une mer bleue. C’est surréel, on se croirait sur une autre planète désertique avec quelques bases construites. Et les vagues sont énormes.










Ca nous a donné envie d’en voir plus, donc on a été au Kennedy Space Center lundi. C’est super intéressant mais très commercialisé et certaines expositions sont assez basiques. On a quand même appris beaucoup sur l’histoire de la Nasa et de la conquête lunaire, et sur le fonctionnement de la Station Spatiale Internationale (vers laquelle partait la navette qu’on a vue, et qui a des gros problèmes techniques pour le moment). C’est une base en action, donc on a vu des gens travailler sur des parties de fusée etc, très cool.






En rentrant, on s’est rendu compte que les écureuils n’étaient pas si cools que ça en fait, ils ont réussi à ouvrir un paquet de biscuits fermé et à tous les manger, ils ont même piqué 3 paquets de Shark Bites (oh !), piétiné avec des pattes pleines de terre toute notre nourriture pourtant emballée et dans des caisses fermées, et ouvert un pot de Nutella ( !!! qqn peut m’expliquer ???) et massacré l’intérieur. En fait, ce sont des monstres. Pour le Nutella, vu le couvercle déchiqueté, on suspecte une collaboration avec les corbeaux.




Et voilà comme promis la photo qui montre à quel point vous nous manquez :




On est mardi là, et aux Universal Studios à Orlando. C’était trop bête d’être à 50 miles de là et de ne pas y passer… C’est un parc immense et super bien fait. Le premier jour, on a fait les Studios eux-mêmes, avec un film ciblé par attraction (la Momie par exemple, une montagne russe intérieure avec des flammes immenses qui brulent les joues tellement c’est chaud et déchirent le bras de Kev… Ah non, ça c’était Gwen en fait :) Ou encore Twister ou Earthquake, avec des mises en scène de tourbillons ou de tremblements de terre où on s’y croirait vraiment)

Et le deuxième jour, on a fait le parc voisin, Islands of Adventures, avec des montagnes russes monstres, plein d’attractions aquatiques desquelles on est ressortis trempés jusqu’à la petite culotte, et le summum, l’attraction Spiderman. On est dans un chariot avec des lunettes 3D, et on bouge à travers des décors de NY qui défilent soit par effets lumineux, soit par projection sur des écrans, et des effets sensoriels avec de la chaleur et de l’eau. C’est à couper le souffle, les effets de chute sont incroyables et on ressort secoués… Epoustouflant.

Les villages sont à thème (comics, Dr Seuss, Marvel, Jurrassic Park, 50’s…) et hyper bien faits, tout comme les files d’attente avec des décors de fou, on ne ressent quasi pas l’attente.



















Et pour Bibil qui aimes les blagues d’informaticiens, une blague de journaliste qui vient des bureaux du Daily Bugle.




Voilà, ça, c’était la Floride. Il y a encore tellement de choses à raconter, mais c’est impossible de tout résumer en quelques pages, donc vous aurez les histoires orales à notre retour ! On est en route vers le Texas après un bref arrêt en Louisiane et une visite de la Nouvelle Orléans, on s’arrête à Austin ce soir.

Ah, j’oubliais, très drôle aventure avant-hier soir, on comptait rouler toute la nuit pour arriver en Nouvelle-Orléans le matin, on a crevé à minuit sur l’autoroute, Kev a du mettre la galette arrière gauche sur la bande d’arrêt d’urgence sur une autoroute à 130 km/h pleine de camions et sans lampadaires. On a dormi dans un motel et réparé le pneu sans problème le matin, mais c’était très intéressant quand même. (Pour nos parents, mesures de sécurité respectées, et merci Daddy pour les headlights)